chirurgie esthetique

Chirurgie Esthétique




RECONSTRUCTION MAMMAIRE PAR PROTHESE...
Risques et Complications

Risques anesthésiques : l’ensemble de ces risques sera exposé lors de la consultation d’anesthésie préopératoire.

Risques immédiats liés à l’intervention :
En choisissant un chirurgien plasticien compétent et qualifié, formé à ce type d'intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. Malgré leur faible fréquence, vous devez quand même connaître les complications possibles :

  • Une infection : elle nécessite un traitement antibiotique, parfois un drainage chirurgical et alors le plus souvent l’ablation de l'implant.
  • Un hématome : peut nécessiter un geste d'évacuation.
  • Une nécrose de la peau, particulièrement après radiothérapie et chez les patientes tabagiques peut imposer la dépose de l'implant.
  • Une phlébite pouvant se compliquer d’une embolie pulmonaire

Risques secondaires ou tardifs

  • Cicatrisation hypertrophique ou chéloïde
  • La formation d'une coque contractile La formation d'une capsule autour de l'implant est obligatoire. Dans certains cas, elle se contracte et entraîne une sensation de durcissement de la prothèse, voire une déformation en boule. Ce risque a nettement diminué depuis quelques années, mais reste totalement imprévisible pour chaque patiente. Il est majoré si une radiothérapie doit être administrée sur la prothèse elle-même.
  • Les vagues et les plis : Lorsque la peau recouvrant la prothèse est fine, on peut déceler la déformation de l'enveloppe sous formes de vagues ou de plis, plus fréquemment en cas de prothèse au sérum physiologique.
  • Déplacement de l'implant : Avec le temps, il peut survenir un déplacement de l'implant. Il est déconseillé de pratiquer la musculation des pectoraux à outrance.
  • Vieillissement de la prothèse : Avec le temps, l'enveloppe de la prothèse peut s'user entraînant une fuite au niveau de l'enveloppe.
    • Sur une prothèse en sérum, cela va entraîner un affaissement brutal du sein, généralement en quelques heures.
    • Sur prothèse en gel de silicone, le gel peut s'écouler, mais reste confiné dans la capsule, ce qui peut rester sans signe au début, puis entraîner une déformation de la reconstruction.
      La mammographie numérisée en fait le diagnostic. Dans les deux cas, il faut procéder au changement de la prothèse. Par contre, il est indispensable de savoir qu'aucune prothèse ne doit être considérée comme implantée à vie (changement entre 10 et 15 ans en moyenne).

La surveillance cancérologique n'est absolument pas changée par la reconstruction. Il n'existe aucun risque quantifiable de maladie auto-immune avec le gel de silicone.

Le résultat :
D'emblée, la reconstruction du sein donne à la patiente la possibilité de se passer de la prothèse externe, de s'habiller normalement avec un décolleté.
En reconstruction secondaire, elle permet d'oublier plus facilement la mutilation. Toutefois le résultat final ne peut être acquis d'emblée.
Si le chirurgien reconstruit un volume, seul le psychisme de la patiente, au cours du temps va permettre de l'intégrer comme un sein. La reconstruction de l'aréole étant l'aboutissement de la reconstruction de ce symbole de féminité. Dans les premiers temps, cette reconstruction peut être vécue comme un volume un peu gênant, un peu trop figé, insensible, avec parfois quelques crampes du muscle pectoral. Il faut attendre un minimum de trois mois pour apprécier la tolérance de l'implant, la symétrie. A ce stade, il est possible de prévoir une retouche éventuelle sous anesthésie générale, le plus souvent simplement la reconstruction de l'aréole sous anesthésie locale.

Les imperfections de résultat
Il est malheureusement impossible de reconstituer un sein parfaitement symétrique à l'autre avec une prothèse. Il persistera toujours un certain degré d'asymétrie entre les deux seins. Il peut s’agir du volume, de la forme, de la hauteur ou de la symétrie des aréoles. Les cicatrices feront l'objet d'une surveillance attentive : il est fréquent qu'elles prennent un aspect rosé et gonflé au cours des 2e et 3e mois postopératoires. Au-delà, elles s'estompent en général pour devenir, avec le temps, peu visibles. Elles peuvent toutefois demeurer élargies, blanches ou au contraire brunes. En ce qui concerne les cicatrices, il faut savoir que si elles s'estompent bien, en général, avec le temps, elles ne sauraient disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que si c'est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait de la patiente.

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