La reconstruction mammaire par prothèse interne : la technique la plus simple à proposer après une mastectomie.
La reconstruction mammaire n’est jamais obligatoire, l’utilisation d’une prothèse externe peut être suffisamment satisfaisante pour certaines femmes. La reconstruction reste un choix personnel.
Si la reconstruction du sein par prothèse est le geste le plus simple à proposer ; il existe d’autres techniques apportant des tissus d’une autre partie du corps (grand dorsal, grand droit de l’abdomen), qui sont des techniques plus compliquées qui ont leurs avantages comme leurs risques propres.
Dans tous les cas, le sein reconstruit n’est jamais identique au sein controlatéral. Les différences portent souvent sur la consistance et sur la mobilité.
Les techniques de reconstruction en détail :
L’intervention consiste à mettre en place une prothèse interne en arrière du muscle pectoral. L’opération peut être réalisée en même temps que la mastectomie, on parle de reconstruction immédiate.
À distance des traitements qui ont été nécessaires, on parle de reconstruction secondaire.
Dans certains cas, on choisit de mettre en place une prothèse provisoire appelée « expander » dont le but est d’obtenir une distension progressive de la peau par des gonflages itératifs de la prothèse. Les gonflages se font avec du sérum physiologique que l’on introduit par une valve incorporée à la prothèse que l’on ponctionne après repérage. La reconstruction définitive par prothèse intervient alors 6 mois après la pose de cet expander lorsque la peau est bien distendue.
Dans le même temps, ou secondairement, il est possible de remodeler le sein opposé si cela est nécessaire. La plaque aréolo-mamelonnaire (aréole et mamelon), sera reconstruite le plus souvent ultérieurement, lorsque le volume du sein sera stabilisé et que la symétrie entre les 2 seins sera acquise.
Les différents types d’implants :
Il existe plusieurs fabricants ainsi que plusieurs types de prothèses mammaires. Ces prothèses sont toutes constituées d’une enveloppe en élastomère de silicone qui peut être lisse ou rugueuse. Le volume peut être constitué de sérum physiologique (eau salée) ou plus souvent de gel de silicone qui a une consistance proche de la glande mammaire. Il existe plusieurs formes : ronde plus ou moins projetée ou anatomique, un peu en forme de goutte d’eau.
Type d’anesthésie : Il s’agit d’une anesthésie générale classique
Modalités d’hospitalisation : Une hospitalisation de 2 à 4 jours est habituellement nécessaire. Votre sortie sera conditionnée par l’ablation du drainage aspiratif (Redon).
Durée d’intervention : L’intervention peut durer une à deux heures. En fin d’intervention un pansement modelant, avec des bandes élastiques en forme de soutien-gorge est confectionné
Examens préopératoires : bilan préopératoire, consultation d’anesthésie, mammographie et dernier bilan de surveillance
Les suites opératoires sont en général douloureuses pendant 2 à 3 jours, pouvant nécessiter des antalgiques puissants.
Ces antalgiques seront ensuite relayés par des antalgiques simples, à la demande, pendant environ quinze jours.
D’emblée, la reconstruction du sein donne à la patiente la possibilité de se passer de la prothèse externe, de s’habiller normalement avec un décolleté.
En reconstruction secondaire, elle permet d’oublier plus facilement la mutilation. Toutefois le résultat final ne peut être acquis d’emblée.
Si le chirurgien reconstruit un volume, seul le psychisme de la patiente, au cours du temps va permettre de l’intégrer comme un sein. La reconstruction de l’aréole étant l’aboutissement de la reconstruction de ce symbole de féminité. Dans les premiers temps, cette reconstruction peut être vécue comme un volume un peu gênant, un peu trop figé, insensible, avec parfois quelques crampes du muscle pectoral. Il faut attendre un minimum de trois mois pour apprécier la tolérance de l’implant, la symétrie. À ce stade, il est possible de prévoir une retouche éventuelle sous anesthésie générale, le plus souvent simplement la reconstruction de l’aréole sous anesthésie locale.
Les imperfections de résultat
Il est malheureusement impossible de reconstituer un sein parfaitement symétrique à l’autre avec une prothèse. Il persistera toujours un certain degré d’asymétrie entre les deux seins. Il peut s’agir du volume, de la forme, de la hauteur ou de la symétrie des aréoles. Les cicatrices feront l’objet d’une surveillance attentive : il est fréquent qu’elles prennent un aspect rosé et gonflé au cours des 2e et 3e mois postopératoires. Au-delà, elles s’estompent en général pour devenir, avec le temps, peu visibles. Elles peuvent toutefois demeurer élargies, blanches ou au contraire brunes. En ce qui concerne les cicatrices, il faut savoir que si elles s’estompent bien, en général, avec le temps, elles ne sauraient disparaître complètement. À cet égard, il ne faut pas oublier que si c’est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait de la patiente.
Risques anesthésiques : l’ensemble de ces risques sera exposé lors de la consultation d’anesthésie préopératoire.
Risques immédiats liés à l’intervention :
En choisissant un chirurgien plasticien compétent et qualifié, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. Malgré leur faible fréquence, vous devez quand même connaître les complications possibles :
Risques secondaires ou tardifs
– Sur une prothèse en sérum, cela va entraîner un affaissement brutal du sein, généralement en quelques heures.
– Sur prothèse en gel de silicone, le gel peut s’écouler, mais reste confiné dans la capsule, ce qui peut rester sans signe au début, puis entraîner une déformation de la reconstruction.
La mammographie numérisée en fait le diagnostic. Dans les deux cas, il faut procéder au changement de la prothèse. Par contre, il est indispensable de savoir qu’aucune prothèse ne doit être considérée comme implantée à vie (changement entre 10 et 15 ans en moyenne).
La surveillance cancérologique n’est absolument pas changée par la reconstruction. Il n’existe aucun risque quantifiable de maladie auto-immune avec le gel de silicone.
De 2 à 4 jours en général. La sortie dépend de l’ablation du drain.
C’est une prothèse provisoire, gonflée progressivement au cabinet (2 à 6 séances, une par semaine) pour distendre la peau. La prothèse définitive est posée environ 6 mois plus tard.
Les suites sont douloureuses pendant 2 à 3 jours et nécessitent des antalgiques adaptés, relayés ensuite par des antalgiques simples pendant une quinzaine de jours.
Prévoyez 2 à 3 semaines de convalescence et un à deux mois avant de reprendre le sport. Le soutien-gorge est porté jour et nuit pendant un mois.
Oui : aucune prothèse n’est implantée à vie. Un changement est à prévoir en moyenne entre 10 et 15 ans.
Il faut attendre au minimum trois mois pour juger de la tolérance de l’implant et de la symétrie. L’aréole est reconstruite ensuite.
Les cookies assurent le bon fonctionnement de notre site Internet et de comprendre comment il est utilisé. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts et vous permettre l'utilisation de boutons de partages sociaux.
Gérez vos préférences en matière de cookies ci-dessous :
Les cookies essentiels permettent l'exécution des fonctions de base et sont indispensables au bon fonctionnement du site web.
Les cookies statistiques collectent des informations de manière anonyme. Ces informations nous aident à comprendre comment les visiteurs utilisent notre site web.
Mesure d’audience du site : pages consultées, durée des visites, provenance des visiteurs.
Service URL: business.safety.google (opens in a new window)
Contenus provenant de services tiers (vidéos YouTube, carte Google Maps, publications Instagram). Ces services peuvent déposer leurs propres cookies ; ils ne s'affichent qu'avec votre accord.
Google Maps is a web mapping service providing satellite imagery, real-time navigation, and location-based information.
Service URL: policies.google.com (opens in a new window)
Lecture des vidéos YouTube intégrées au site.
Service URL: policies.google.com (opens in a new window)