Risques-Complications
Risques anesthésiques : l’ensemble de ces risques sera exposé lors de la consultation d’anesthésie pré-opératoire.
Risques immédiats liés à l’intervention :
En choisissant un chirurgien plasticien compétent et qualifié, formé à ce type d'intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. Malgré leur faible fréquence, vous devez quand même connaître les complications possibles :
- Une infection : elle nécessite un traitement antibiotique, parfois un drainage chirurgical et alors le plus souvent l’ablation de l'implant.
- Un hématome : peut nécessiter une reprise précoce afin d’être évacué.
- Une nécrose de la peau, particulièrement après radiothérapie et chez les patientes tabagiques peut imposer la dépose de l'implant et de longues semaines de cicatrisation.
- Une phlébite pouvant se compliquer d’une embolie pulmonaire
- Une lymphorrhée dorsale (accumulation de lymphe) dans le décollement dorsal. Il s’agit d’un incident courant qui se résout grâce à 2 ou 3 ponctions.
Risques secondaires ou tardifs
- Cicatrisation hypertrophique ou chéloïde
- La formation d'une coque contractile La formation d'une capsule autour de l'implant est obligatoire. Dans certains cas, elle se contracte et entraîne une sensation de durcissement de la prothèse, voire une déformation en boule. Ce risque a nettement diminué depuis quelques années, mais reste totalement imprévisible pour chaque patiente. Il est majoré si une radiothérapie doit être administré sur la prothèse elle-même.
- Les vagues et les plis : Lorsque la peau recouvrant la prothèse est fine, on peut déceler la déformation de l'enveloppe sous formes de vagues ou de plis, plus fréquemment en cas de prothèse au sérum physiologique.
- Déplacement de l'implant : Avec le temps, il peut survenir un déplacement de l'implant. Il est déconseillé de pratiquer la musculation des pectoraux à outrance.
- Vieillissement de la prothèse : Avec le temps, l'enveloppe de la prothèse peut s'user entraînant une fuite au niveau de l'enveloppe. Sur une prothèse en sérum, cela va entraîner un affaissement brutal du sein, généralement en quelques heures. Sur prothèse en gel de silicone, le gel peut s'écouler, mais reste confiné dans la capsule, ce qui peut rester sans signe au début, puis entraîner une déformation de la reconstruction. La mammographie numérisée en fait le diagnostic. Dans les deux cas, il faut procéder au changement de la prothèse. Par contre, il est indispensable de savoir qu'aucune prothèse ne doit être considérée comme implantée à vie (changement entre 10 et 15 ans en moyenne).
La surveillance cancérologique n'est absolument pas changée par la reconstruction. Il n'existe aucun risque quantifiable de maladie auto-immune avec le gel de silicone.
Le résultat
La reconstruction du sein donne à la patiente la possibilité de se. passer de la prothèse externe, de s'habiller normalement avec un décolleté. En reconstruction secondaire, elle permet d'oublier plus facilement la mutilation. Toutefois le résultat final ne peut être acquis d'emblée. Si le chirurgien reconstruit un volume, seul le psychisme de la patiente, au cours du temps va permettre de l’intégrer comme un sein. La symétrisation et la reconstruction de l'aréole étant l'aboutissement de la reconstruction de ce symbole de féminité.
Dans les premiers temps, cette reconstruction peut être vécue comme un volume un peu gênant, un peu trop figé, insensible, avec sensations de tiraillements au niveau du dos un peu comme un corset. Il faut attendre un minimum de six mois pour apprécier le résultat. A ce stade, il vous sera proposé un éventuel geste de symétrisation et la reconstruction de l'aréole.
Les imperfections de résultats
Il est malheureusement impossible de reconstituer un sein parfaitement symétrique à l'autre. Il persistera toujours un certain degré d'asymétrie des deux seins, qu'il s'agisse du volume, de la forme, de la hauteur ou de la symétrie des aréoles. La peau du dos mettra plusieurs mois a retrouver une sensibilité. La sensibilité du fragment transféré sur le thorax ne sera jamais parfaite. La couleur de la texture de la peau dorsale sont différentes de la peau thoracique ce qui peut se traduire par un effet "rustine". Les cicatrices feront l'objet d'une surveillance attentive. Celle du dos sera dissimulable le plus souvent dans la brassière du soutien-gorge. Elles prendront leur aspect définitif après 18 mois d’évolution.
Il est fréquent de proposer une retouche lors du geste de symétrisation ou de reconstruction aréolaire.
Conclusion
La reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal est une technique courante. Elle est proposée en général lorsque les séquelles des traitements chirurgicaux et de la radiothérapie n’autorisent pas de reconstruction par une simple prothèse. Le plus souvent, cette technique permet d’obtenir de bons résultats, mais impose de nouvelles cicatrices (dorsales et sur le sein).
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