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Soins de la peau : HYDRAFACIAL
Le cabinet du Dr JAUFFRET s’équipe d’une nouvelle machine : HYDRAFACIAL®
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L’interdiction récente de l’utilisation et de la commercialisation en France des prothèses macrotexturées, et également des prothèses recouvertes de polyuréthane qui ne sont pas macrotexturées, appelle de ma part plusieurs remarques.
Encore une fois, l’ANSM fait preuve d’un grand mépris vis-à-vis des professionnels de santé qui, pourtant, se sont réunis à plusieurs reprises pour insister sur le fait que, non seulement les prothèses macrotexturées rendent de grands services en reconstruction mammaires notamment après l’ablation totale du sein, mais également chez les jeunes femmes porteuses d’anomalies mammaires pour lesquelles la forme anatomique est nécessaire. C’est également le cas chez les femmes ayant des hypoplasies avec ptose sévère ou les seins vidés.
Cette décision est une décision politique et non pas de santé publique. En effet, la seule recommandation de notre Directoire professionnel en novembre 2018 a été la suspension provisoire de l’implantation des prothèses à texturation Biocell® en raison de la sur-représentation de cette texturation chez les femmes ayant développé un lymphome anaplasique à grande cellule.
Pour rappel, le lymphome anaplasique à grande cellule est, certes, associé à l’implant mammaire, mais il s’agit d’un lymphome extrêmement rare dont nous ne connaissons pas actuellement les facteurs étiopathogéniques. Nous avons suspecté des particularités de texturation de certaines prothèses macrotexturées mais également des infections ou inflammations chroniques et potentiellement des profils génétiques favorisant l’apparition de cette maladie.
A ce jour, nous affirmons que cette interdiction n’est basée sur aucune donnée scientifique. Il faut donc continuer nos recherches et surtout obtenir de notre gouvernement, si soucieux de se protéger, la mise en place rapidement du registre des prothèses mammaires que nous avons tant attendu. Les chirurgiens plasticiens français sont à l’origine de ce projet.
En prenant cette décision coercitive, l’ANSM a mal évalué les conséquences qui vont en découler pour nos patientes françaises : la plus dramatique, une perte de chance avec un moindre accès à une reconstruction fiable esthétiquement et fonctionnellement parlant, mais cependant avec un risque de complications faible et une convalescence réduite.
Par ailleurs, nombreuses sont les patientes qui vont s’affoler. Pour certaines, de nature anxieuse, nous aurons du mal à les rassurer et finalement ces dernières demanderont une explantation et se verront priver ainsi d’une reconstruction fiable avec un rapport bénéfice-risque correct. Sans oublier qu’il en découlera un impact économique pour l’Assurance maladie et les patientes. Quant à celles qui pourront se faire opérer à l’étranger, elles n’hésiteront pas.
Enfin un dernier point de détail important : la France prend cette décision sanitaire toute seule alors que la commission européenne santé ne la suit pas ! Dans la perspective de réduire un risque très faible de lymphome en appliquant le principe de précaution, l’on développe un risque plus important lié à la privation de l’effet bénéfique des prothèses macrotexturées ou enveloppées de polyuréthane, sans oublier du risque potentiel des coques liées aux prothèses lisses et aux potentielles chirurgies secondaires.
Catherine BERGERET-GALLEY
Secrétaire Générale SNCPRE
Paris le 5 avril 2019 –
L’ANSM vient de prendre, brutalement et unilatéralement, la décision de suspendre les prothèses macro texturées et polyuréthane ne suivant pas en cela les conclusions de ses propres experts du 8 février dernier. Après avoir auditionné les fabricants, les représentants des sociétés savantes que sont la SOFCEP et la SOFCPRE ainsi que les patientes, ce Comité avait conseillé l’exclusion des seules prothèses macro texturées Biocell, surreprésentées dans les cas français de LAGC-AIM répertoriés.
L’ANSM indique, dans son communiqué, que sa décision a été prise « par mesure de précaution », laquelle ne conduit pas toutefois à recommander « une explantation préventive pour les femmes porteuses de ces mêmes implants ».
La SOFCEP et le SNCPRE constate avec effarement que l’histoire se répète, que le moratoire « par précaution » de 1992, suivi de l’interdiction « par précaution » de 1995, ne conduit toujours pas les pouvoirs publics à prendre des décisions sur la seule base d’une exploitation scientifique de statistiques fiables. Une fois de plus, la contagion émotionnelle conduit les responsables sanitaires à diffuser une perception réaliste mais irrationnelle.
L’ANSM a rejeté l’évaluation scientifique et a diffusé, inutilement, une information gravement anxiogène pour les 85% de patientes porteuses d’implants texturés.
Depuis 24 heures et au-delà des inquiétudes liées à leur état de santé, des milliers de femmes interrogent leurs praticiens sur les conditions de prises en charge financière d’une explantation souhaitée bien que non recommandée par la décision de police sanitaire de l’ANSM. Comment concilier l’angoisse provoquée par l’annonce de l’interdiction et l’apaisement lié à la rareté du risque ?
La souffrance des patientes face à l’annonce de l’ANSM doit être entendue et traitée.
La SOFCEP rappelle que, depuis 2011, les plasticiens sont parfaitement informés et formés à diagnostiquer la pathologie rarissime que représente le LAGC-AIM, en s’appuyant notamment sur le réseau Lymphopath. Pris dans sa phase initiale, le simple retrait de l’implant et sa capsule permet de traiter la pathologie.
Les femmes doivent donc sereinement consulter leurs praticiens.
Nous, chirurgiens plasticiens, restons vigilants aux côtés de nos patientes pour les suivre et apporter une réponse de sécurité sanitaire fondée sur des évaluations scientifiques du risque LAGC-AIM.
SOFCEP
SNCPRE
Docteur Sébastien Garson
Chirurgie Esthétique, Plastique et Reconstructrice
Président du SOFCEP, Président Plastirisq, Président d’Honneur SNCPRE
Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
Inscrit sous le N° 13 1 17911 1 au Conseil National de l’Ordre des Médecins
43 Boulevard Périer
13008 Marseille
Tél. : 04 96 10 00 80
Mail : contact@jauffret-esthetique.com
